Hans Olsen,

Danemark (1919–1992)

Designer danois.Bien que Hans Olsen fût un étudiant de Klint Kaare à l'école de meubles de la Royal Danish Academy de 1941 à 1943, il appartient à un groupe de designers danois qui choisit d'expérimenter la forme et les matériaux. En 1953, il crée son propre studio où il conçoit et produit une série de pièces innovantes dans un style distinctif comme les « dining set » (1952), ensembles composés d’une table et 4 chaises, à trois ou 4 pieds, et dont les dossiers forment les bandeaux de la table.Un de ses travails les plus remarquables est la chaise Bikini (1968) fabriquée bois lamellé-plié. Il conçoit de nombreux  meubles, principalement des assises pour les fabricants comme Bramin Møbler, Juul Kristensen, CS Møbleret Frem Røjle.

 

Johannes Andersen

Danemark (1903-1997)


En 1922, Johannes Andersen termine son apprentissage et obtient son certificat d'ébéniste qualifié. Pendant plusieurs années il  travaille dans différents ateliers où, progressivement, il commence à dessiner ses propres pièces. Au milieu des années 1930,  il crée son atelier d'architecture.Au début de la renommée internationale du meuble danois il obtient des contrats avec des fabricants suédois et norvégiens. Il conçoit plusieurs pièces pour la manufacture suédoise Trensum, et notamment ses célèbres tables basses que l’on trouve sous d’innombrables déclinaisons (teck, palissandre, etc.)Son ensemble canapé et table basse “Capri” sont très recherchés par les amateurs de Design scandinave.


Finn Juhl

Danemark (1912-1989)


Parmi les créateurs de mobilier scandinave, Finn Juhl est le premier à être reconnu internationalement et à faire connaitre le design danois à travers le monde.

Il étudie l'architecture à l'Académie Royale de Copenhague avec l'architecte danois Vilhelm Lauritzen, mais devient designer en parfait autodidacte, fait qu'il aura  toujours eu à cœur de souligner.

Finn Juhl commence à concevoir des meubles à la fin des années 30, à travers des créations qu’il fait pour lui-même, mais après l’ouverture de sa propre agence en 1945, il est très vite repéré pour ses pièces hors du commun,  particulièrement sculpturales et expressives.

Il s’associe avec le maître ébéniste Niels Vodder, et fait sensation au Salon annuel de l'ébénisterie avec des lignes clairement influencées par l'art moderne et abstrait. Par rapport à ses contemporains, Finn Juhl met davantage l'accent sur la forme que sur la fonction, créant ainsi une rupture sérieuse avec la tradition de l'École Klint.

Finn Juhl connaît son premier succès outre atlantique en 1951 quand il lui est demandé de concevoir la salle du Conseil de tutelle au siège de l'ONU à New York. Cette première expérience couronnée de succès, donne au design scandinave une tribune internationale, et ouvre aux Etats Unis une nouvelle voie à de nombreux créateurs et architectes danois. Une des créations la plus connue de Finn Juhl est le fauteuil "Chieftain". Conçu en 1949, il est un bel exemple du travail sculptural de Finn Juhl. Les mêmes caractéristiques se retrouvent dans le fauteuil "45 ", conçu en 1945. Ici, l'accent est mis sur les accoudoirs de forme élégante.
Finn Juhl est principalement édité par Hansen & Sorensen, Niels Vodder, France & Daverkosen, Baker Furniture, France & Søn.


Grete Jalk

Danemark (1920 - 2006)


Après des études de philosophie à l'Université de Copenhague, puis en ébénisterie, Grete Jalk s’oriente vers le design de meubles. A peine âgée de 26 ans, elle remporte le premier prix de la Guilde des ébénistes de Copenhague.

Décrite par un critique danois en 1960 comme « le plus fort des sexes faibles » elle s’affirme comme une créatrice majeure de l’après-guerre.

En tant qu’architecte et designer, elle conçoit des pièces à la fois artistiques et fonctionnelles. Elève de Kaare Klimt à l’Académie Royale de Copenhague, comme beaucoup de designers danois de sa génération, elle explore différents matériaux et procédés de construction.

En 1963 elle expérimente le bois lamellé et crée pour Poul Jeppesen sa chaise laminée, la "GJ chair", qui reste un des chefs d’oeuvre du design danois et contemporain. Malheureusement, elle ne rencontre pas vraiment de succès populaire, la mode du lamélé collé étant en baisse au moment de sa commercialisation.


Kristian Vedel

Danemark (1923-2003)


Formé à Copenhague avec Kaare Klint, il a été fortement influencé par  l’approche simple et fonctionnelle de Klint.

En 1946, il est diplômé du département design de meubles de l'École des arts décoratifs et du design de Copenhague, où il a aussi enseigné de 1953 à 1956.

En 1950, il épouse Birgit (né Arnfred), et en 1954, ils ouvrent ensemble un studio de design à Humlebæk, près de Copenhague.
Entre 1968 et 1971, Kristian Vedel a organise et dirige le département de design industriel à l'Université de Nairobi, au Kenya. Avec sa deuxième épouse Ane, il retourne au Danemark en 1972 pour créer un nouveau studio de design à Thyholm, dans le nord-ouest du Jutland. Là, Kristian Vedel consacre l'essentiel de son temps à l'élevage de moutons Shropshire.
Influencé par Kaare Klint et le Bauhaus, ses créations se caractérisent par une utilisation créative de matériaux, en particulier les plastiques et le bois, et avec un sens aigu des exigences ergonomiques et fonctionnelles. Un exemple typique est son mobilier modulable pour enfants. À tous égards, le mobilier a été conçu pour les enfants en fonction de leurs besoins, plutôt que d'être simplement une version miniature d’un mobilier d’adultes.


Poul M Volther

Danemark (1923-2001)


L’architecte et créateur de meubles danois Poul Volther a travaillé comme compagnon charpentier avant d’étudier à l’Ecole des arts et des métiers de Copenhague.Après l’obtention de son diplôme en 1949, il ouvre son propre atelier d’architecture et de design, qu’il dirige jusqu’en 1985.

Au cours de sa carrière, Volther conçoit de nombreux meubles dont une élégante chaise de salle à manger en teck (1951) pour la FDB (l’Association des coopératives danoises) que l’on peut considérer comme une re-modèlisation de la chaise traditionnelle à dossier en échelle.

Une décennie plus tard, il utilise les mêmes éléments flottants pour sa célèbre chaise Corona (1961), qui n’est pas sans rappeler les vieilles photographies d’éclipses solaire. Construites avec du contreplaqué moulé, tapissé de mousse de polyuréthane traitée à froid, ces garnitures de siège elliptiques peuvent également servir d’accoudoirs. Le cadre de la chaise auquel elles sont attachées, est d’abord produit en chêne massif, puis en 1962, en acier chromé. De même que les meubles recouverts de tissus d’Arne Jacobsen et Verner Panton, la chaise Corona, qui était et est toujours fabriquée par Erik Jorgensen représente une constante de l’avant-garde danoise, qui consiste à prendre des distances avec les réinterprétations de meubles existants et préfère un langage plus formel et plus « synthétique ».

Mais si ces créations futuristes incarnent l’esprit optimiste de l’époque, elles restent pourtant éloignées de l’éthique de la culture Pop, celle de l’éphémère et du jetable : il fallait des produits de haute qualité, destinés à résister à l’épreuve du temps. En plus de ses activités d’architecte et de designer, Volther enseigne aux arts et métiers (jusqu’en 1953), puis à l’Ecole polytechnique de Copenhague (1955 – 1980). C’était aussi un membre éminent de la Société des architectes depuis 1955.

Comme d’autres créateurs scandinave Volther a su combiner art traditionnel et technologie moderne afin de produire des meubles non seulement durables et confortables, mais aussi agréables à l’œil.